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La réunion qui s’est déroulée hier au Cabinet n’a pas permis d’obtenir le personnel supplémentaire nécessaire au bon fonctionnement des établissements pénitentiaires.
A la lecture du nouveau protocole d’accord sur le plan de personnel 2010, les organisations syndicales ont obtenu l’engagement de deux agents contractuels complémentaires et aucune autre mesure qui n’avait déjà été obtenue lors de nos précédentes négociations.
En effet, lors de la première version du PP 2010, le nombre d’agents pénitentiaires est passé de 6808 en 2009, à 6889 en 2010. C’était sans compter l’ouverture de deux nouveaux établissements pénitentiaires ! Afin de faire fonctionner Tongres et Saint-Hubert, 27 prisons ont vu leur cadre diminuer ! Pour rappel, les organisations syndicales avaient obtenu l’engagement du Cabinet de ne pas réduire le cadre du personnel pénitentiaire. Force a été de constater que cette promesse n’a pas été respectée. C’est la raison pour laquelle nous avons refusé d’avaliser le premier plan de personnel.
Lors de la deuxième version, quelques nouvelles propositions ont été formulées par le Cabinet. Il s’agissait d’un recrutement de 35 infirmiers statutaires au lieu d’intérimaires, d’un renforcement des greffes avec des assistants administratifs jusqu’au niveau de 2009, un renforcement des psychologues et des assistants sociaux pour Tongres et Saint-Hubert, l’engagement de 7 psychologues et 6 assistants sociaux pour l’ensemble des prisons pour une durée limitée et le recrutement de 42 agents de surveillance pénitentiaires (contractuels). Ces propositions avaient été jugées insatisfaisantes par l’ensemble des organisations syndicales et par leur comité national respectif !
La dernière mouture du plan de personnel 2010 alloue deux nouveaux agents pénitentiaires contractuels supplémentaires. Rien de plus…. !
Au vu de l’ensemble de ces éléments, peut-on parler d’avancées significatives qui auraient comme objectifs d’améliorer le quotidien des agents pénitentiaires, des agents administratifs et du personnel des SPS ? Ne s’agit-il pas de mesures qui consistent à mettre un emplâtre sur une jambe de bois ?
De plus, toutes ces mesures n’ont pas encore obtenu l’aval de l’Inspecteur des finances. Pour notre organisation syndicale, ce nouveau plan de personnel est insuffisant. Néanmoins, nous l’avons avalisé dans la mesure où sans un accord rapide, aucun nouveau recrutement, aussi faible soit-il, n’aurait pu être réalisé. Nous avons donc pris, une nouvelle fois, une attitude responsable dans un contexte fort difficile.
Cette situation nous renforce dans l’idée que nous avons pris la bonne décision de ne pas entamer des actions de grève dans une période où le gouvernement est en affaires courantes et donc dans l’impossibilité de s’engager à prendre des mesures significatives pour l’avenir du milieu pénitentiaire.
La seule petite éclaircie est que le Ministre « démissionnaire » s’est engagé à discuter du coefficient.
Aujourd’hui, plus que jamais, notre organisation syndicale s’engage, dès l’arrivée d’un nouveau gouvernement, à reprendre la négociation afin de trouver des solutions structurelles et à long terme pour le secteur pénitentiaire. Serge De Prez
Secrétaire permanent CSC-SP
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