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Luxembourg.
TEC attaqué . Mobilité menacée. Développement bloqué. Alors que toutes les statistiques produites par les T.E.C. démontrent une augmentation du nombre de voyageurs – le gouvernement wallon réduit la dotation. Quelle incohérence !!! La province de Luxembourg c’est 1/7ème du territoire de la Belgique pour 260.000 habitants.
Le citoyen luxembourgeois est un contribuable au même titre que tout autre citoyen belge. Par son impôt versé, le citoyen luxembourgeois doit avoir l’accès à un service au public de proximité et de qualité comme tout citoyen belge. 2009 et 2010 sont les années des coupes sombres pour les services publics en province de Luxembourg : armée, finances, justice … et maintenant les transports en commun. Sans transports en commun, comment se rendre à l’école ? comment aller travailler ? comment chercher un emploi ou se former ? …… La proposition de réduire la dotation accordée aux T.E.C. de 1 % et de geler cette même dotation se traduit par une situation invivable sur le terrain – tant pour le citoyen que pour le travailleur ou le demandeur d’emploi. Le plan proposé pour la Province de Luxembourg est tout simplement imbuvable !!! Sur le plan professionnel la CSC Services publics a rappelé son opposition à tout glissement de l’offre publique de transport vers tout autre réseau. Les outils complémentaires de transport ne peuvent pas devenir des « produits » de substitution (Ex : le remplacement des Telbus par les locomobiles : l’exemple de Habay / Martelange tel qu’on peut le lire dans le projet du T.E.C.) Les conditions de travail des chauffeurs seront maintenues ainsi que l’emploi.
Le plan propose une diminution de 600.000 kilomètres (environ 6 % de diminution de l’offre actuelle) et un chauffeur roule environ 50.000 km par an. La menace pèse donc sur 12 emplois. Perte et non remplacement d’emploi équivalent à diminution d’emploi.
La CSC Services Publics refuse une flexibilité outrancière pour les chauffeurs d’autobus : augmentation des services coupés, non remplacement des départs, augmentation des contrats à durée déterminée, … Transporter des personnes est un métier à part entière qui ne s’improvise pas, qui ne se brade pas. Au plan interprofessionnel, la CSC Luxembourg, rejette un plan d’économie des TEC qui se finance sur le compte de la Province et des communes. Les TEC essayent de justifier leur diminution d’offre de service en se basant sur l’existence d’initiatives locales de mobilité. Ces initiatives ont été mises en place parce que l’offre publique était déjà défaillante en province de Luxembourg. La CSC Luxembourg a demandé par ailleurs plus de cohérence avec la déclaration de Politique Régionale du Gouvernement Wallon :
- Mobilité prioritaire mais plan aveugle d’économie
- Plan de mobilité pour les entreprises mais suppression de l’offre publique
- Priorité à l’emploi mais non reconnaissance des formations « permis de conduire » pour demandeurs d’emploi ou personnes fragilisées
- Priorité à l’emploi et à la mobilité mais quelles garanties pour les postes APE – PTP dans ce domaine
- Mobilité prioritaire mais aucune initiative en matière de mobilité transfrontalière et moins de moyens à disposition. La CSC Interprofessionnelle et la CSC Services publics se sont aussi battues contre le manque de transparence dans ce dossier. La concertation est bafouée. Suite aux différents remous engendrés par ce dossier le Gouverneur de la Province de Luxembourg a pris l’initiative, en accord avec toutes les parties, de réunir une table ronde « Mobilité » durant la semaine du 17 mai 2010. L’ensemble des partis politiques, les partenaires sociaux et instances économiques rencontreront notamment les responsables TEC Namur-Luxembourg et tenteront de dégager un sortie de crise. Ce ne sera pas à n’importe quel prix !
Dominique WILKIN Bruno ANTOINE
Secrétaire régional intersectoriel Secrétaire Fédéral
CSC Services publics CSC Luxembourg
12/05/2010 |