Gestion informatique aux Finances

Dans le journal « Le Soir », Alphonse Vanderhaeghe, Secrétaire permanent, revient sur la situation délicate au sein du personnel des Finances. En voici quelques extraits.
Concernant la déconnexion entre les missions du SPF Finances et ses technologies informatiques : « Il y a des manquements graves dans la gestion de toute cette problématique et nous les avons épinglés depuis belle lurette. Au fil des ans, dans le cadre de la modernisation de l’administration, on a écarté des fonctionnaires issus du sérail et qui avaient une connaissance approfondie du métier. Le résultat, c’est un manque flagrant de vision. »
Alphonse Vanderhaeghe évoque aussi le cas des programmes informatiques toujours en chantier : « Il y a plusieurs logiciels dans ce cas. Des programmes qui ont coûté des fortunes et qui soit n’ont pas été achevés soit n’ont jamais été utilisés. C’est le cas, par exemple, d’un logiciel qui devait régler toute la problématique du recouvrement des impôts, que l’on a payé cher et vilain. »
Pour le secrétaire permanent, ceci s’explique par « une très mauvaise gestion des projets. Il y a des lacunes dans les cahiers des charges, une vision déficiente de ce que devrait être le produit à l’arrivée. Tout est entre les mains de sociétés externes et on a trop peu utilisé le savoir-faire interne pour piloter les projets. (…) Résultat, les projets s’enlisent, on doit trouver des budgets de rallonge et parfois, on n’aboutit à rien de concret. Cela démotive inévitablement les agents de terrain qui sont de plus en plus réticents à utiliser les technologies. Entre le sommet et la base, un fossé s’est creusé. Et à cause de cet échec technologique, on a l’impression d’avoir dérivé dans un système moyenâgeux. »
Source : Le soir, « On a dérivé dans un système moyenâgeux », Alain Jennotte, 08/05/2014