La défense au bout du rouleau

Ces dernières semaines, notre gouvernement a dû faire face à différentes menaces, et surtout préserver la sécurité de la population. Le Ministre de la Défense, qui essaie d’établir son plan stratégique sur dix ans, a déjà dû repousser la date initiale d’avril à septembre 2015.
En ce qui concerne le déploiement des militaires dans nos rues, la CSC services publics a directement réagi sur le sujet. Il était indispensable pour nous de mettre en évidence les conditions à respecter pour garantir les droits des militaires.
Tout le monde l’aura constaté : la sécurité du pays et de sa population est une priorité à ne pas prendre à la légère. Dans ce cas particulier, certains membres de notre gouvernement agissent sur fond de polémique, d’autres le font sans prendre en compte les moyens qu’il faut pour garantir cette sécurité et poussent le vice à amplifier les réductions de budget. Dans les deux cas, ces responsables politiques font preuve d’inconscience.
Faut-il rappeler que la garantie de sécurité relève à 100 % du devoir politique des dirigeants de notre pays ?
Nous tirerons nos conclusions quand notre Ministre de la Défense sortira son énième plan stratégique. Au moment où notre gouvernement prendra sa décision face à ce plan, nous connaîtrons ses vraies intentions. De nouvelles économies se feraient à l’encontre de la sécurité de notre population, ne l’oublions pas.
A notre niveau, il nous semble très important de garder une défense nationale autonome et prête à répondre aux sollicitations. Mais cela passe par un financement en adéquation avec les besoins logistiques et humains. Malheureusement, le recrutement de forces vives n’est pas d’actualité, l’entraînement est sacrifié pour raison économique et les investissements sont inexistants.
Les derniers événements le démontrent bien: la sécurité rentre dans une dimension collective totale. Personne ne peut se dire à l’abri du danger. N’attendons pas une autre catastrophe pour ouvrir les yeux. C’est pourquoi la CSC Services publics compte intervenir auprès du Ministre de la Défense pour mettre en évidence les attentes de ses affiliés quant à leur avenir professionnel.
Nous n’avons qu’un seul message à faire passer (en plus de la garantie de travail décent pour les militaires) : les nouvelles économies à venir à la Défense mettent en péril la sécurité de toute la population de notre pays.

Quid de l'Institut national des invalides de Guerre et des Vétérans ?

Dans la mise en application de l’accord de gouvernement, il est prévu d’analyser et de reconsidérer l’avenir de l’Institut National des Invalides de Guerre et des Vétérans.
Notre délégation locale a prévu un planning d’actions pour encadrer les démarches à venir. En effet, notre collègue et militant Monsieur Andrei Pereira a, par notre entremise, transmis un courrier à l’Administrateur délégué, Monsieur Michel Jaupart. 
Par ce courrier, nous avons attiré son attention sur plusieurs points : l’information régulière pour les travailleurs, leur suivi au niveau du bien-être, la possibilité de rencontrer les travailleurs de manière à entendre leurs préoccupations ainsi que l’impact d’un déménagement courant 2015.
Il est également important que nous, partenaires sociaux, soyons informés de l’avancement du dossier.
Comment les responsables comptent développer les missions de l’institut ? 
Pour nous, il est impensable, au vu du sacrifice et de la mémoire de nos anciens, que le résultat du groupe de travail, qui a déjà commencé à se réunir, n’aboutisse pas à la pérennisation de cette mission très spécifique.
Que pensez d’un monde politique qui pourrait envisager de faire fi du souvenir ? 
Il serait invraisemblable que tout cela soit balayé d’un revers de la main sur le principe vulgaire et irrespectueux d’économies.