Un gouvernement plus brutal que Caterpillar

Ces derniers temps, notre gouvernement et son Premier ministre ont battu des records. En imaginant reprendre les rênes après quarante ans d’inactivité, il mène une politique irresponsable qui sape le moral de toute la société. La question des pensions est une charge supplémentaire qu’on ajoute aux épaules des travailleurs.
Son arme de destruction totale par excellence, c’est le passage en force et l’ignorance de la concertation qui fonde le modèle social belge. Et la souffrance de la population ? Il s’en moque.
Après s’être attaqué aux fondements des principes sociaux qui sont les nôtres, le gouvernement termine son plan d’action en s’en prenant au dernier bastion unitaire de notre pays, les militaires.
Les militaires n’ont pas le droit de grève. C’est pendant la fête du Roi, un congé légal, qu’ils sont descendus nombreux dans la rue pour manifester leur mal être et leur ras-le-bol. La population a semblé comprendre que derrière chaque militaire se trouve un être humain et une famille.
La violence sociale des actions du gouvernement présente un risque énorme pour les militaires. C’est leur vie qu’ils mettent en jeu pour servir un pays. Les économies opérées au sein de la Défense ont donc une résonnance plus sombre et plus inquiétante pour le personnel.
Si certaines professions ont vu des aménagements aux niveaux de leurs prestations, les militaires restent en services 24h/24. Si certaines professions ont bénéficié de la loi sur le bien-être, les militaires ne sont pas concernés. Pourtant, les bonnes conditions de travail des militaires sont indispensables pour remplir à bien leur mission.
Ne pas avoir pris en compte l’impact de ces mesures d’économie sur le plan stratégique de la Défense relève de l’incompétence politique. Ne plus promettre de carrière à long terme pour les jeunes militaires et maintenir en service plus longtemps les plus âgés, c’est tout bonnement incompréhensible.
Nous touchons le fond du gouffre qui sépare le politique de nos réalités citoyennes. Ne pas reconsidérer les mesures brutales prise à notre égard et de l’inconscience pure. Faut-il rappeler à ce gouvernement en costume-cravate, qu’une explosion d’obus peut encore et toujours nous arracher un bras, même en 2016 ?
Nous ne voulons pas simplement une marque de reconnaissance, nous voulons que notre droit à la vie soit préservé autant que possible.