Dossier pension, pénibilité à la Défense


La CSC Services publics, avec son président Luc Hamelinck et son vice-président, Stéphane Deldicque, a rendu un avis positif avec condition de ne rien changer sur la liste des métiers pénibles. Cet accord touche la globalité des services publics.
Sur les trois organisations, seule la CGSP, n’a pas donné son avis.
Dans un deuxième temps, l’avant-projet de loi doit être négocié dans les différents secteurs, entre autres à la Défense.
Dans notre cas, le Comité de Négociation au sein de la Défense s’est tenu le vendredi 1er juin 2018.
Lors de cette réunion, nous avions devant nous le chef de Cabinet du Ministre des pensions, Monsieur Vlemincq, qui parle au nom de son Ministre sous la responsabilité de notre chef de gouvernement, Monsieur le 1er Ministre.
Le chef de cabinet nous a bien confirmé que le but de cet avant-projet de loi est bien de combattre la pénibilité dans l’enveloppe budgétaire fermée et de tenter de faire diminuer celle-ci au travers d’une révision quinquennale.
Nous avons donc exposé nos arguments :
  • Nous avons expliqué dans le détail que la pénibilité dans notre fonction de militaire est essentielle pour faire face à une menace ou un ennemi défini ou pas. En effet, le niveau de pénibilité de nos exercices et entraînements doit être élevé pour une préparation optimale au combat.
  • Nous sommes donc les seuls à dépendre d’un niveau important de pénibilité. L’avant-projet de loi n’est donc pas adapté à notre fonction.
  • Nous mettons également le cumul de pénibilité en avant. En effet, nous remplaçons, en plus de notre job, les pompiers et la protection civile en cas de catastrophes, renforçons la police entre autres, suite aux attentats et les agents pénitenciers en période de grève.
  • Nous avons donc demandé de joindre un coefficient de 1.20 pour notre critère 4 dans le tableau pénibilité, qui tiendra compte de cet aspect unique de notre fonction. 
Il y a donc bien une différence entre le critère 4 des militaires et celui des autres fonctions qui ne nous remplaceront jamais dans notre job. Nous sommes une exception.
Réactions du chef de cabinet :
  • Après, nous avoir écouté, le chef de cabinet est revenu directement sur le fait que nous étions dans le critère 4, qui correspond au maximum.
  • Il n’a pas voulu aborder, ni échanger sur nos arguments.
  • Il a conclu : « nous avons notre idée sur le sujet et vous avez la vôtre ». Cette réaction est inacceptable dans le cadre de la négociation, s’il est encore possible de parler de négociation.
En conclusion, nous constatons une volonté de ne pas vouloir reconnaître une évidence comme l’exception de notre fonction de militaire. Il en va directement de l’attractivité du métier et de la sécurité de notre pays.
Nous avons la possibilité de réagir aux prochaines échéances électorales, en octobre 2018 et en 2019. Agissons ensemble pour ne plus connaître un gouvernement qui, par son manque d’investissement et de respect, met la vie citoyenne en danger.