Congés maladie : vous avez dit négociations ?

Comme vous le savez maintenant, ce gouvernement a pris la décision de réduire drastiquement les jours de congés de maladie pour les fonctionnaires. Dans un premier temps, la position concernant les corps spéciaux n’était pas claire quant à l’impact sur le secteur police.
Ce 1er août 2018 se tenait le Comité de Négociation concernant un préavis de grève d’une ZP néerlandophone. Au vu du fait que les ministres Jambon & Vandeput ne se positionnaient pas, la CSC Services publics, lors de cette réunion, a demandé des explications.
La question de savoir si le secteur « Police » serait impacté, a été posée. À notre grande surprise, nous avons obtenu une réponse, malheureusement pas celle que nous aurions voulu entendre. 
Le représentant du ministre, à savoir le président du comité de négociation, nous a confirmé officiellement que ce nouveau règlement serait bien d’application pour notre secteur.
Les policiers, serviteurs de l’Etat, ont démontré depuis 2015 leurs implications, leurs disponibilités, les efforts constant pour satisfaire à toutes les missions qui leur incombent. Et ce alors qu’il manque plus de 3.500 policiers... 
Ce gouvernement ne devrait-il pas montrer un minimum de respect pour leur travail ?
Et Que fait ce gouvernement ?  Juste le contraire!
Nous ne pourrons pas marquer un accord sur ce nouveau règlement avec ou sans mesures transitoires .C’est inacceptable ! De plus, aucune communication n’est faite quant au contenu de ce nouveau règlement 
Décision qui apparemment a déjà été prise sans aucune négociation avec le secteur police. Ceci démontre une fois de trop le peu de respect que l’on tient envers les délégations syndicales en général et nos collègues policiers en particulier.
Le personnel de police ne peut être victime de la politique d'austérité de ce gouvernement. Soyons clairs, la suppression des jours de maladie pour les fonctionnaires n'est rien de plus que cela. 
Dans un premier temps, nous vous informons de cette décision unilatérale de nos ministres. Les actions seront la prochaine étape !
Raoul MOULIN,
Secrétaire permanent Police