Mouvement de grogne à Molenbeek

Police
Depuis le mois de janvier 2015, il est incontestable que les services de police travaillent sans relâche, jours et nuits, avec fierté et efficacité, dans le lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.
Jusqu’à ce jour, nos collègues font preuve d’abnégation afin de mener à bien leurs missions initiales de bases, ainsi que le package « terro », qui est venu alourdir fortement le charge de travail et la charge psychosociale quotidiennes.
Cependant, comme déjà dénoncé en long et en large depuis des années, force est de constater que la bonne volonté des collègues ne suffit plus à mener à bien de front toutes les missions qui leur sont imposées, le manque de moyen en personnel (si certains en douteraient encore) éclatant au grand jour, affiché, notamment, par le ras le bol et par les conséquences sur la santé des collègues de Molenbeek en particulier.
La zone de police de Molenbeek travaille avec les moyens (modestes) qu’on veut bien lui prêter. La réduction des possibilités de recrutement direct imposée par la tutelle fédérale (moins de recrutement en régime et priorité donnée à la Police Fédérale pour les élèves sortant) ainsi que la faiblesse des subsides qui lui ont été accordées ces derniers jours, ne peuvent qu’aggraver la situation de fait.
De surcroît, la zone de police étant tenue par une gestion financière stricte, elle ne peut se permettre des dépenses supplémentaires, au risque de voir son budget partir en déséquilibre.
Conséquence, les collègues doivent « récupérer » leurs heures supplémentaires (au lieu d’être payées) au détriment d’autres collègues qui doivent assurer la relève…. Mais qui prestent également à leur tour des heures supplémentaires à récupérer… Le serpent se mange donc la queue. Les limites du système sont atteintes.

Nous sommes tous les témoins, à nouveau, des conséquences inévitables d’une politique de désinvestissement.

Dès lors, les hommes et femmes sur le terrain ne peuvent plus poursuivre leur travail de manière décente dans ces conditions. Il est donc temps que toutes les autorités, à tous niveaux de pouvoirs confondus, commencent à travailler de concert pour éviter de telles dérives ! 
La CSC Services publics soutient dès lors les demandes légitimes de ses collègues et ose espérer que la concertation locale voulue débouchera vers une solution réfléchie et structurelle, et non plus, exclusivement sur la bonne volonté et le dos des policiers !