"On paie le prix d'années de désinvestissements"

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Dans un article de La Libre Belgique du 30/03/2016, Stéphane Deldicque, permanent Police, évoque l'état de la situation chez les policiers.
"Depuis plusieurs années, malgré les observations de la Cour des comptes, il est impossible d'obtenir des informations précises au sujet des policiers qui quittent le métier. Cela ne permet pas de savoir si les engagements annoncés sont ou seront suffisants pour compenser les trous provoqués par ces départs." Selon M. Deldicque, la fatigue est physique et mentale parce que les attentats sont venus s'ajouter aux enquêtes, au Plan Medusa et au Plan Canal. 
"Il est piquant de constater qu'un jour, le gouvernement félicite les forces de l'ordre pour la qualité du travail accompli et que le lendemain, le ministre de l'Intérieur lynche publiquement un officier de liaison de la police fédérale", continue Stéphane Deldicque. "Il faut rappeler qu'en octobre 2014, une des premières décisions de ce gouvernement a été de stopper le plan Milquet qui prévoyait le recrutement annuel de 1400 policiers et de ramener ce chiffre à 800. Puis, on a vécu l'attentat contre "Charlie Hebdo", l'épisode à Verviers et les attentats de Paris. Tout cela a incité le gouvernement à engager 600 policiers supplémentaires chaque année d'ici 2019. On ne fait en quelque sorte que revenir aux promesses anciennes mais, entre-temps, la police a perdu des moyens."
Source: "Les policiers, éreintés, n'entrevoient pas le bout du tunnel" - J.-C.M., La Libre Belgique, 30 mars 2016