Privatisation de la police fédérale ?

Police
Le débat sur les tâches essentielles de la Police fédérale - lisez "comment transférer des missions exécutées par ce service public vers le secteur privé afin d’avoir “plus de bleus dans la rue”- n’est pas neuf.
Depuis quelques législatures déjà, les différents Ministres de l’Intérieur se sont penchés sur le “core business” de la Police fédérale afin de redéployer, idéalement, la capacité opérationnelle au bon endroit, là où le besoin s’en fait sentir. Ce qui est nouveau, par contre, avec la réflexion du Min Inter actuel, c’est qu’il annonce d’emblée la couleur :
  • Retirer des missions (lesquelles ?), les transférer vers le secteur privé (à la recherche du profit et plus coûteux pour le contribuable) et obtenir plus de policiers en rue (alors que la police fédérale connaît depuis une décennie un déficit structurel en personnel et que ce même Min Inter a diminué de 45 % le recrutement en personnel du cadre opérationnel en 2015).
  • La perte d’emplois, à moyen terme, ne semble pas trop inquiéter la majorité en place qui la jugera acceptable “en dommages collatéraux”.
  • A y regarder de plus près, l’effet cumulé d’un recrutement diminué sensiblement, d’une diminution des budgets en fonctionnement et investissement (- 45% entre 2007 et 2013) et d’une réduction des missions dévolues à la Police fédérale, équivaut à vouloir vider un service public de sa substance au profit du secteur privé in casu.
Voilà donc, sans détour, l’idée de manœuvre néolibérale qui anime les intentions du gouvernement actuellement.
La CSC Services publics dénonce avec force cet exercice qui est une nouvelle attaque en règle envers les services publics, seuls garants d’un service de qualité à moindre coût, équitable et impartial pour tout citoyen !
NON AU DEMANTELEMENT DU SERVICE PUBLIC !
OUI AU MAINTIEN D’UN OUTIL PERFORMANT !