Sécurité des policiers : Etat des lieux

1. Niveau de la menace 3 < -- > 2+ 

Malgré les explications fournies par l’OCAM sur la différenciation faite entre le niveau de la menace 3 dite « générale » et le 2+ pour la police en particulier, nous estimons que le maintien en l’état de ce niveau ne peut être compris et accepté par les policiers qui oeuvre, chaque jour, pour la sécurité des citoyens évalués « 3 ». Nous dénonçons les conséquences (plus du ressort de l’OCAM) quant à l’application/la suppression de certaines mesures, certaines autorités se retranchant derrière l’évaluation de l’OCAM. Dès lors, notre organisation syndicale plaide pour une coupure claire et précise du cordon « ombilical » que d’aucun veulent absolument maintenir en le niveau de la menace et un package de mesures s’y accouplant. L’un ne doit pas être forcément tributaire de l’autre !

2. Port permanent de l’armement individuel 

Nous plaidons pour un débat de fonds sur le port permanent de l’armement. Ce débat n’est pas neuf. Actuellement, la législation en vigueur ne permet pas, par exemple, au Ministre de l’Intérieur, de rendre générale l’application d’une telle mesure. A tout le moins, il peut inviter les autorités compétentes à conseiller aux MP d’emporter leurs armes à domicile. En aucun cas, de la porter en permanence.
Le port de l’arme en permanence en dehors des heures de service reste donc une démarche individuelle du MP, soumis à une autorisation écrite, motivée et distincte de son autorité (CDZ, CG ou DG) pour une durée limitée. Nonobstant les aspects techniques et juridiques de compétences, reste l’épineux débat sur la protection juridique offerte ou pas aux MP qui « interviendraient au supermarché » avec leur armement à feu individuel : Quid analogie procédure AMOK ? Raisons pour lesquelles, un débat doit être mené afin d’offrir toutes les garanties aux collègues.

3. Les agents de police : oubliés dans le débat ? Non ! 

Depuis quelques mois maintenant, la négociation sur la réforme du statut des agents de police (et de leur armement futur) s’est clôturée. Les événements de cette semaine ont également soulevé des interrogations dans le chef de ces collègues sur l’armement. En date du mardi 14 juin 2016, lors d’une entrevue avec le représentant du Ministre de l’Intérieur, nous avons ré insisté sur l’importance du dossier AGP et de voir enfin publiés les textes en la matière. Selon le représentant, il s’agirait d’une question de semaines. Pour rappel, notre organisation a dénoncé dans le protocole d’accord, l’application à géométrie variable rendue possible pour l’armement des AGP par zones de police. En clair : chaque ZP peut ou non offrir la possibilité au cadre AGP de s’armer. Une fois la décision prise, chaque AGP pourra, ou pas, s’armer en ayant suivi la formation adéquate. Comment peut-on encore soutenir ce pouvoir discrétionnaire à géométrie variable dans le contexte actuel ? Il s’agit là d’un réel problème que notre organisation syndicale dénonce avec force. Nous espérons que le Ministre de l’Intérieur y sera sensible, vu le contexte actuel.
La CSC Services Publics continue donc à vous informer et à défendre vos intérêts.