Nos missions

Notre rôle en tant que syndicat est de faire bouger les choses dans l'intérêt des travailleurs. C'est pour cela qu'il est important de s'associer. Mais le progrès social ne se réalise pas "à la demande". Généralement, nous devons mener de longues et laborieuses négociations. Parfois, nous devons recourir à l'arme de l'action. Souvent, les choses progressent à petits pas et les affiliés ont du mal à comprendre ce qui a été réalisé. Réaliser le progrès social demande de gros efforts. En effet, le progrès social n'est pas une évidence. C'est pourquoi il est indispensable que tous les travailleurs fassent preuve de solidarité.     

Entre attaque et défense

Les travailleurs ont acquis des droits. Grâce aux syndicats. Certains estiment que le syndicat a fait son temps. La solidarité n'est plus "à la mode". Mais sans syndicat, les acquis se perdraient ! Qu'en serait-il des traitements, des horaires, de la sécurité au travail, du régime congé ou des pensions, voire de l'emploi, de la sécurité sociale, s'il n'avait plus de syndicat ?
La CSC-Services Publics veille à ce que les employeurs ne fassent pas trop d'incursions sur notre moitié de terrain et elle passe elle-même régulièrement à l'attaque. Tous les deux ans, nous concluons de nouvelles conventions sociales (CCT), avec de nouveaux avantages pour les travailleurs.

Une mission plus vaste

Le champ d'activité de la CSC-Services Publics ne se limite pas à votre lieu de travail individuel. En dépit de la multitude d'entités où elle est active, la CSC-Services Publics a développé un caractère unique.
La liste des services que le secteur public rend à la population est impressionnante : les soins de santé dans les hôpitaux, les soins seniors dans les maisons de repos, la sécurité avec la police et les services d'incendie, les centres sportifs communaux, les parcs et jardins publics, la voirie, les canaux, les ports et les transports publics, le paiement des indemnités et des pensions … le secteur public est incontournable.
Mais aujourd'hui, le secteur public est menacé. Le secteur public n'a pas la cote auprès du grand public. Les politiciens voient le secteur public comme "un problème" et pas comme un outil qui permet de résoudre des problèmes. Au niveau européen, la "concurrence" est devenue le maître mot.
Aussi, la CSC-Services Publics plaide-t-elle pour un meilleur fonctionnement des services publics, pour la modernisation de leur équipement, pour des investissements, pour du matériel en nombre suffisant. Sans notre action permanente, le secteur public se trouverait encore plus loin sur la pente raide.

Négocier dans l'intérêt du personnel

La concertation sociale forme le noyau de notre approche. Nous préférons la concertation aux conflits. Cette négociation ne se déroule généralement pas sans heurts. Nos employeurs essayent parfois de faire endosser leurs problèmes financiers au personnel ! Et négocier, ce n’est pas une sinécure : cela signifie souvent « donnant-donnant ». Il faut admettre que la voie syndicale n’est jamais égale. Parfois nous ne gagnons pas (complètement) notre bataille.
Il faut disposer de bons arguments pourqu’il soit tenu compte de nous lors de négociations. Mais il en va de même si l’employeur sait que vous mettez suffisamment de poids dans la balance, que vous êtes un partenaire dont il faut vraiment tenir compte.
En nous réunissant, nous unissons nos forces, nous devenons plus forts par rapport à ce qu’un individu peut obtenir. C’est là que réside la force de la CSC-Services Publics. Mais cette force existe uniquement lorsque tous nos affiliés sont véritablement convaincus de notre approche et s’ils veulent la faire connaître au besoin ! Cela demande un lien étroit entre la CSC-Services Publics en tant qu’organisation et ses affiliés.
La concertation sociale au sujet des conditions de travail du personnel se déroule dans un ensemble de comités et de conseils prévus par la loi. Pour les discussions qui sont menées à la base, c.-à-d. au niveau des différents lieux de travail, le personnel est à chaque fois représenté par nos militants.
Les autorités doivent prendre la concertation sociale plus au sérieux. Cela nécessite souvent encore un important changement de mentalité. De plus en plus, on découpe les services publics et les entreprises en petits morceaux ; leurs statuts séparés divisent les travailleurs. Si les autorités souhaitent plus d’autonomie, ils doivent aussi prendre leurs responsabilités au niveau de la concertation sociale. A ce niveau le chemin à parcourir est encore assez long !