Les agents des services publics à nouveau lourdement frappés

Des économies sont prévues dans l’administration fédérale : on parle de « gains d’efficience ! Ces derniers jours, le Ministre VANDEPUT a refusé d’expliquer ce qu'il ferait concrètement pour atteindre cet objectif. Or, Il serait grand temps qu’il le fasse.
Au début de la législature, le gouvernement fédéral a décidé d’épargner 550 millions d’euros grâce au « redesign » de la fonction publique fédérale : vaste blague !
La réforme des pensions pour cause de maladie doit veiller à ce que les malades de longues durées obtiennent un travail adapté et ne soient admis à la pension. Cette idée n’est pas nouvelle. Mais, personne n'a jamais été en mesure de trouver suffisamment d'emplois appropriés. Ces emplois auraient-ils donc été trouvés subitement et ce, au moment où l'emploi dans le secteur public est sous pression et alors que cette pression augmente de toute part ? Ou s’agit-il simplement d’une opération d'économie qui pénalisera les malades de longue durée qui devront vivre avec moins de moyens ? Ce serait totalement antisocial et inacceptable.
La SNCB et les militaires sont également frappés puisqu’ils voient l’âge de leur pension relevé.
Les annonces faites aux médias quant aux interruptions de pension vont à l'encontre des engagements pris précédemment. Que le gouvernement ne respecte pas ses engagement, sape complètement la crédibilité du dialogue social.
Dans le même temps, nous nous interrogeons quant au financement de l’enveloppe destinée aux métiers lourds. À l'heure actuelle, c’est loin d’être clair. Dans la presse, pour les secteurs publics, on évoque un montant de 16 millions d’euros. Cela ne semble pas offrir une marge suffisante.
A ce sujet, nous allons interpeller le ministre des Pensions le plus rapidement possible.
La CSC secteurs publics (services publics, enseignement et entreprises publiques) va, dans les prochains jours, évaluer la situation et déterminer sa stratégie future.