Concertation sociale dans le secteur public

CP
Communiqué de presse des syndicats chrétiens du secteur public suite au Comité A du 30 janvier 2015
Au début de cette semaine, les organisations syndicales du secteur public ont demandé, en front commun, au Gouvernement de lancer des discussions analogues à celles qui ont été menées au niveau interprofessionnel. Elles devraient aboutir à une approche globale pour la concertation dans le secteur public.
Dans la période à venir, le secteur public devra faire face à des défis majeurs : la réforme des pensions, la problématique de la fin de carrière, la question des professions lourdes, les mesures relatives à l’interruption de la carrière, … Nous exigeons que tous ces dossiers fassent l’objet d’un véritable dialogue social.
Le Gouvernement s’est engagé à lancer ces discussions. Pour les syndicats chrétiens du secteur public (CSC Services publics, CSC-Transcom et CSC-Enseignement), cet engagement peut constituer l’amorce d’une évolution favorable.Il est évident que le contenu doit encore être mis au point ; ce sera l’enjeu des discussions qui seront menées dans les semaines à venir. 
Un des points qui ont été abordés lors de la concertation globale concerne la bonification de diplôme.
La semaine dernière, les syndicats ont mené une action devant le Cabinet du ministre des pensions. Au début de cette semaine, il a annoncé un certain nombre de corrections qui viennent d’être mises au point techniquement.
Aujourd’hui, les organisations syndicales du secteur public ont plaidé pour obtenir des améliorations additionnelles (sauvegarde des droits acquis, report de l’entrée en vigueur, autre calendrier pour la suppression progressive), mais le Gouvernement n’a pas voulu s’y engager.
Même si des progrès ont été réalisés, par exemple grâce à l’action que nous avons menée la semaine dernière, il n’y a donc pas d’accord sur ce dossier. Dans une première phase, nous continuerons informellement de convaincre le politique que nous avons raison. Certes, cela ne sera pas facile du tout. Mais si nécessaire, nous ne manquerons pas de contester la mesure devant la Cour constitutionnelle.