CHR Citadelle: grève ce 25 janvier !

CP
Ce jeudi 25 janvier, dès 10h, des membres du personnel du CHR de la Citadelle, soutenus par des travailleurs de différentes institutions liégeoises, se rendront en cortège de l’hôpital à la place du Marché  pour faire entendre leurs craintes quant à l’avenir de nos soins de santé.
« D’économies en rections, les conditions de travail du secteur ne cessent de se dégrader, une dégradation qui menace réellement la sécurité des patients ! s’exclame Lina Cloostermans, Secrétaire permanente CSC Services Publics. Aujourd’hui, à la Citadelle, on envisage de diminuer les effectifs de 35 équivalents temps plein et de pénaliser financièrement les travailleurs tout en augmentant continuellement leur charge de travail. Demain, ce sera ailleurs. Ceci n’est que le début d’une avalanche de mesures dans le secteur...» 
Cette manifestation, en front commun CSC-CGSP, a pour but de sensibiliser l’opinion publique mais aussi de mettre le monde politique face à ses responsabilités. Les organisations syndicales espèrent rencontrer le bourgmestre ou l’un de ses représentants dès l’arrivée du cortège place du Marché.  «C’est le politique qui vote les décisions au Conseil d’Administration de la Citadelle et la Ville de Liège fait partie des communes associées, situe Lina Cloostermans. Nous estimons que les économies ne doivent pas être supportées une nouvelle fois par les travailleurs. On en demande toujours plus au personnel et plus vite  avec moins… alors qu’il est confronté à des patients qui présentent des pathologies de plus en plus lourdes ; patients auxquels on demande aussi de contribuer davantage au financement de l’hôpital. Nous disons « non » au Crowdfunding. Il y a d’autres pistes à explorer ! » 
 
Le personnel est à bout ! Les mesures d’économie envisagées aujourd’hui, c’est la goutte qui fait déborder le vase.  C’est parce qu’il ne veut pas avoir un drame sur la conscience, c’est parce que le patient est sa priorité qu’il a décidé de descendre dans la rue ce 25 janvier.  «Les gestionnaires se reposent sur cette conscience professionnelle pour en demander toujours plus : ils savent que le personnel fait passer avant tout les soins aux patients;  raison pour laquelle il est très récalcitrant à se mettre en grève. Mais trop, c’est trop…  Les travailleurs ont peur que cela ne s’aggrave encore et encore. Ils craignent pour la qualité des soins. Régulièrement, ils signalent que la sécurité des patients est menacée mais ne sont pas entendus !  Parce qu’ils ne veulent pas d’un drame, ils le crient donc haut et fort à l’extérieur, au public, aux politiques puisque à l’intérieur des hôpitaux ils ne sont pas écoutés. Ce n’est pas pour rien si nombre de personnes quittent les professions de la santé : elles sont dégoutées de la manière dont sont pris en charge les patients».