Pensions du secteur public : un compromis trouvé !

Les syndicats atteignent un compromis concernant la problématique pension métiers lourds pour le personnel du secteur public.
"Ce compromis n'ôte rien à nos critiques quant aux nombreuses interventions dans le domaine des pensions du secteur public" affirme Luc Hamelinck, le président de la CSC Secteur Public. "Mais en cours de négociation, nous avons réussi à amender les propositions sur de nombreux points. Le compromis a permis de réaliser des corrections aux conditions de pension plus strictes."
Désormais, on y voit plus clair sur la reconnaissance en tant que métier lourd dans le cadre des pensions pour le personnel du secteur public. Aujourd'hui, la CSC Secteur Public et le SLFP ont atteint un accord concerté avec le gouvernement. 
En cours de négociation, un projet de loi a été mis au point. Il règle la reconnaissance comme métier lourd à partir de 2020 ainsi que la façon dont les membres du personnel concernés auront la possibilité de partir plus tôt à la pension que ce qui avait été prévu par les conditions de pension plus sévères imposées par le gouvernement.
L'effet de la correction sera tributaire du nombre d'années reconnues et du coefficient qui sera attribué à un groupe de métiers déterminé. Les personnes qui prolongeront malgré tout leur carrière professionnelle, obtiendront un bonus qui aboutira à un montant plus élevé de la pension. Les syndicats du secteur public ont obtenu que le régime s'applique aussi au personnel contractuel et les temporaires du secteur public.
Les deux syndicats et le ministre des pensions ont élaboré une liste des situations qui seront reconnues comme métier lourd. Cette liste doit encore être entérinée par l'ensemble du gouvernement, mais les syndicats n'accepteront pas d'amputation de cette liste. Sinon, le compromis sera abandonné.
Même si grâce à nos efforts, de nombreux groupes de personnel ont été reconnus comme métiers lourds, nous avons plaidé pour l'intégration de groupes supplémentaires dans la liste, mais un consensus avec le ministre sur des ajouts complémentaires n'était pas réalisable. Nous reprendrons la défense de ces situations à l'occasion de l'évaluation en 2025.
Les négociateurs de la CSC s'opposent à la décision du gouvernement de mettre fin au système des fractions de pension favorables (les tantièmes). Le régime des métiers lourds remplacera ce régime existant.
Le fait que l'autorité ne soit pas disposée à accepter le quatrième critère (la charge émotionnelle) comme un critère distinct à part entière est également un point difficile à admettre. Nous demandons que le gouvernement continue à assurer un suivi sur la base d'études scientifiques pour que la charge émotionnelle puisse être utilisée comme un paramètre à part entière.
Des garanties et des mesures transitoires ont été mises au point lors de la négociation. Nous comptons sur le ministre des pensions pour qu'il fasse le nécessaire au sein du gouvernement en vue de la sauvegarde de tous les droits acquis. Cela nous semble couler de source étant donné que le gouvernement l'avait annoncé lui-même dans son accord de gouvernement.